18-08-2005

Munich, le 18 août 2005


Salut les copains !


Alors, tout marche chez vous ? Chez moi aussi, et plus concrètement depuis deux jours : nous nous sommes quittés à ma dernière lettre sur le fait que je marchais quelques pas, mais dès que je m’en rendais compte, ça me vexais, ou plutôt, ça me donnait la frousse et je continuais à 4 pattes. Et bien avant-hier, papa et maman ont trouvé une solution : voici un nouveau habitant chez nous : un chat. Dès que je le vois, je traverse tout le salon en marchant les bras tendus en avant, en direction de cette drôle de petite bête, et hop, le tour est joué, je marche ! Maintenant, je ne me déplace qu’à 2 pieds et s’il m’arrive encore souvent de tomber, je me redresse tout de suite pour continuer à me déplacer debout.
Aujourd’hui, c’est jeudi : une journée avec un programme assez dense, qui se répète chaque semaine : le matin, je gazouille pour signaler que je suis réveillée et dès que maman entre dans ma chambre, je lui fais plein de sourires. Tout en commentant avec des « hin, hin », je lui montre mon biberon vide et les nounours dans mon lit que je lui donne tour à tour.
Comme Anne-Amalia dort encore, j’en profite pour jouer dans ma chambre avec maman : je prends ma pyramide en anneaux, la renverse puis enfile les anneaux autour de mes bras comme de magnifiques bracelets en plastique.
Je vais ensuite chercher des livres dans mon coin bibliothèque, les donne à maman en retournant m’asseoir sur ses genoux, mais elle ne sait pas bien lire, alors je lui reprends et c’est moi qui tourne les pages quand bon me semble.
Ah, voilà Anne-Amalia qui se réveille ! Maman lui prépare ses affaires, mais comme elle préfère s’amuser à sauter sur le lit, c’est moi qui prends la culotte et essaye de l’enfiler sur la tête puis par les jambes. Du coup, Anne-Amalia a envie de s’habiller, m’arrache la culotte des mains et l’enfile elle-même. Ce n’est pas grave, pendant ce temps, j’essaye de mettre ses chaussettes. Bon, finalement, c’est Anne-Amalia qui les met ainsi que les autres vêtements et nous voilà prêtes pour aller à la piscine.
Sur la route, maman nous achète un bretzel que nous mangeons pendant le reste du voyage.
Dans le grand bain, bien tenue par mes brassières et ma bouée en anneau, je nage plusieurs mètres d’un seul coup, folle de plaisir. L’eau entre par ma bouche souriante et ça me fait encore plus rigoler. Je rejoins maman qui me tend un jouet, puis elle le lance plus loin et je fonce pour tenter de l’attraper avant Anne-Amalia. Nous allons ensuite dans le petit bain et comme j’ai pied, je m’amuse à le traverser en courant. Bien sur à chaque fois je me paye des gamelles, ce qui me donne une démarche de grenouille, c’est extra !
Comme je me suis bien dépensée, c’est difficile de rester éveillée pendant le chemin du retour, mais j’y parviens avec les dernières forces qu’il me reste. Ouf, le repas de midi arrive à temps pour me requinquer ! Pas le temps d’utiliser la cuillère, j’ai tellement faim que je me précipite sur les pattes à pleines mains. Quand je commence à être rassasiée, je me livre à différents jeux : je pense que je serai bonne au lancé de noyaux de cerises, si j’avais le droit, pour l’instant, je m’entraîne avec mes pattes et j’atteins déjà la moitié de la table.
Ensuite, je soulève mon assiette en regardant maman avec un sourire au coin des lèvres : elle ne veut pas. Je recommence en la regardant toujours et en faisant « non » de la tête pour savoir si elle refuse toujours. Bon, ce n’est pas permis, mais c’est rigolo, alors je prends quand même mon assiette et la renverse sur moi (bon, il ne faut quand même pas râler, il n’y avait presque plus rien dedans !), puis la passe à l’envers au dessus de ma tête comme une brosse à cheveux et la lâche pour écouter le bruit sec du plastique tombant sur le carrelage. De mes deux mains, j’étale ensuite en répartissant uniformément ce qui reste sur la table. Ca y est, j’ai débarrassé, je suis satisfaite de mon travail.
Chouette, il y a des fraises pour le dessert ! J’adore ça parce que c’est rouge !
Bon, maintenant, c’est l’heure de la sieste alors à tout à l’heure.
(…)
Coucou, me revoilà ! J’ai bien dormi, pendant trois heures et me voici de nouveau pleine d’énergie.
Je joue avec les affaires de médecin d’Anne-Amalia, puis avec la dînette, je fais de la musique en soufflant dans la flûte, dessine un peu, retourne vers maman qui est en train de faire danser Anne-Amalia alors je bouge aussi les bras et par des flexions et extensions de mes petites jambes, j’essaye de sauter.
Maintenant, c’est l’heure d’aller à la bibliothèque. Je lis un livre toute seule, un autre avec maman, j’ai déjà repéré le cochon et imite son bruit quand arrive sa page. Anne-Amalia est encore occupée avec plein de livres, mais moi, je préfère ensuite m’amuser à escalader puis descendre les grandes marches et jouer avec les jouets dans le coin des petits enfants.
Au retour, nous avons encore le temps de nous amuser un peu au terrain de jeux.
Heureusement, voilà déjà le repas du soir qui arrive car j’ai une faim de loup.
Ensuite, il faut de nouveau se coucher. Je ne proteste pas trop pour aller au lit mais pendant la nuit, j’ai un sommeil un peu perturbé, il parait que c’est normal pour les enfants qui commencent juste à marcher, avec tout ce que le cerveau doit travailler.



A bientôt,

Claire-Estelle