12-05-2005

Munich, le 12 mai 2005


Bonjour les amis

Youpi, ça y est, j’ai un an ! … et toutes mes dents, enfin presque : je n’en ai de toute façon jamais eu autant et leur nombre s’élève à 4. Elles ont poussé par paires, d’abord les deux en bas fin février, puis le mois suivant, les 2 en haut, car comme m’a dit papa, plus c’est symétrique, plus c’est esthétique.
Je ne suis plus un bébé, mais une belle petite fille et voici mes mensurations : 1 ; 4 ; 8,2 ; 72. (an, dents, kg, cm, mais vous l’auriez certainement deviné)

J’aime être grande, me le prouver et le prouver aux autres. Je joue en général debout, devant une petite table sur laquelle maman me pose quelques jouets que j’analyse, goûte ou range (jette par terre). Ah, zut, j’ai encore oublié que je ne tenais pas encore en équilibre, et voulant utiliser ma deuxième main pour tourner un jouet, me voilà les fesses par terre. Bon, je pleure un petit coup pour le principe, puis je retourne à mon jouet en pensant cette fois à me tenir. Je marche tout autour de la table, puis je tends le bras vers le canapé, ah, ça ne suffit pas pour l’attraper donc je redescends délicatement à 4 pattes pour l’atteindre, me relève et continue ma promenade le long du canapé, puis du prochain meuble bas.

Pour faire de la distance, je reste quand même la reine du 4 pattes avec une technique qui me permet d’avancer assez vite. Si quelque chose est sur ma trajectoire, je passe dessus et éventuellement l’emporte avec moi si ça s’accroche dans mes jambes. Si l’obstacle est trop gros, je m’arrête et signale qu’on doit enlever ce qui me gène. Je ne vais tout de même pas dévier ma trajectoire !

La nuit, en général je dors bien, avec juste une pause-biberon au milieu. Mais des fois, s’il y a trop de lumière quand je bois mon biberon, je peux croire que c’est déjà le jour alors je me réveille totalement et veux jouer avec quelqu’un sinon, je pleure, comme l’autre fois entre 3h00 et 5h00 du matin, je suis allée dans le lit de papa et maman et tout en les escaladant, je leur répétais en rigolant : « dodododododo ». Je ne sais pas encore vraiment parler, mais je ne sais pas pourquoi, cette nuit là, la syllabe « do, do » résonnait si bien, et papa et maman me la renvoyait en écho, c’était vraiment chouette. A 5h00, je suis tout de même retournée me coucher.

Je ne sais pas encore vraiment marcher : juste si on me tient les deux mains, pourtant, j’aime déjà faire des choses de grands, comme du tricycle par exemple. Je suis aussi impressionnée par les roues de la poussette de poupée de ma sœur, et les roues de son vélo, et j’aime les toucher et les faire tourner. J’essaye aussi d’escalader l’échelle qui mène au grenier, et le premier échelon a été franchi avec succès.

J’adore explorer : je me promène dans le couloir le long du mur  et arrache les papiers collés à ma hauteur pour les goûter, je vais aux toilettes et analyse à pleine main le liquide étrange qu’Anne-Amalia vient de laisser dans son pot (heureusement qu’elle n’avait pas fermé la porte). Il y a tellement de choses à découvrir que je ne peux pas me permettre de perdre mon temps pour des choses basiques : quand maman veut changer ma couche, comme j’ai autre chose à faire que d’attendre bravement, je me retourne sur la table de change, me mets à quatre pattes et essaye d’attraper tout ce qui est à ma portée.

Je m’entraîne à parler : dodododo, papapapa, mamamama, blblblblbl. Je m’entraîne aussi à faire des bisous et à faire des bruits bizarres : claquer ma langue contre mon palais, siffler. Ce que j’aime aussi, c’est faire vibrer ma voix en me promenant dans la poussette : quand on avance, je dit un « aaaaaaa » continu en écoutant les variations au gré des irrégularités du sol, et si la poussette s’arrête, je me tais, puis dès qu’on repart, je chante à nouveau.

J’ai des activités régulières : jouer chez ma nourrice, jouer à la maison, la musique dans le groupe d’Anne-Amalia, aller nourrir les moutons du champ d’à coté, jouer au jardin ou au terrain de jeux, jouer chez Opa et Oma.
Avant, j’allais aussi régulièrement à la piscine, mais voici un mois et demi que je suis toujours un peu enrhumée alors je fais une pause.
Ce que j’aime bien quand je suis dehors, c’est caresser les brins d’herbes sur lesquels je suis assise, ça chatouille entre les doigts. Je viens dernièrement de découvrir aussi la douceur du sable en défaisant du bout des doigts, puis à pleine main, le petit château construit par Anne-Amalia.
Avec les moutons, j’apprécie beaucoup quand maman me porte au dessus de la clôture pour que je puisse toucher leur laine. L’autre jour, maman m’a donné de l’herbe pour que je les nourrice, comme elle le faisait elle même, mais comme ils ont l’air d’apprécier, j’essaye de tout enfiler dans ma bouche pour voir si c’est vraiment bon, zut, maman m’en empêche sous prétexte que les petites filles doivent manger autre chose. Ce n’est pas juste, les bonnes choses, c’est tout le temps pour les autres ! Il s’est encore passé la même chose le jour ou mon parrain m’a montré les chèvres !
A la maison, j’aime jouer avec ma pyramide en cubes, que je défais délicatement, me balancer sur mon cheval à bascule ou sur la balançoire d’Anne-Amalia, enlever tous les petits aimants sur le tableau métallique de ma sœur, et surtout, essayer de participer à toutes ses activités.
Je l’aime toujours autant et elle me respecte maintenant : si je fais la sieste, elle reste très silencieuse, si nous jouons, elle est de plus en plus douce et attentionnée. Dans des moments d’excitations, j’ai même l’impression que ce n’est pas forcément toujours elle qui a le dessus !
Des fois, elle m’entraîne dans sa chambre puis ferme la porte, comme ça, nous sommes tranquilles juste toutes les deux pour jouer.

A la maison ou chez mes grands-parents, je fais également beaucoup de musique.
J’ai aussi pas mal d’« extras » : au zoo, à Légoland ou tout simplement dans le village en allant voir une jolie banche : ça demande peut être une petite explication : maman avait l’intention de me montrer les chevaux, elle me porte donc au dessus de la barrière pour que je puisse caresser celui qui s’approche de nous. Je tends la main et… attrape une magnifique petite branche devant les nasaux de ce gros mammifère étonné. Une très belle branche, fine, souple, avec des bourgeons de feuilles, quelle belle trouvaille ! Après ça, maman s’est décidée à prendre un RDV pour moi chez l’ophtalmologue (papa pensait déjà depuis plusieurs semaines que j’avais des problèmes de vue). En fait, mes yeux vont très bien, j’ai juste une autre façon de voir le monde que les grands.

En famille, nous allons souvent en vacances en France : soit pour un week-end, où je me fais dorloter par des amis soit à Pâques chez Papé et Anne ou bien chez Pilyne et Myline, soit à Chalmieu avec plein d’amis. C’est qui est chouette en vacances, c’est que tout le monde se bat pour s’occuper de moi et me porter et moi, j’adore toujours autant être dans les bras.


A la prochaine,
Claire-Estelle